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"Pourquoi je choisis Nicolas Sarkozy"

Par Infocrate :: 14/02/2007 à 19:34 :: 9. Billets d'humeur


Je trouve ce titre magnifiquement "naïf".

C'est celui du texte d'A. Glucksmann, paru dans "Le Monde" du 29 Janvier dernier. Il évoque les slogans de ces "réclames" désuètes qui, à la fin des années 70, tentaient de vendre à nos grands-mères des lessives qui, par exemple, "lavaient plus blanc que blanc".

"Pourquoi j'ai choisi le nouvel OMO? Parcequ'il lave ENCORE PLUS BLANC!".

Je n'invente rien, le regretté Coluche a même écrit un sketch sur ce thème, à l'époque.
Un message simple : "Pourquoi faire tel choix?", un slogan choc : "Encore plus blanc". Slogan dont on sait bien qu'il est un mensonge, puisque "Encore plus blanc" est une ineptie, à laquelle même la ménagère de moins de cinquante de l'époque ne pouvait croire!

L'argumentaire d'A. Glucksmann, dans son article du 29 Janvier, est du même acabit.
Dans sa forme, en premier lieu: le titre accrocheur, accessible, compréhensible d'emblée par le prospect cible. Sur le fond, en second lieu: manifestement mensonger.
A cette différence près que le sieur Glucksmann ne nous vend pas de la lessive, mais un candidat à la présidence de la République.

Et pour cela, effectivement, tel le publicitaire d'hier et d'aujourd'hui, Glucksmann est prêt à mentir de façon éhontée, proférant des énormités avec un aplomb inébranlable.
Ainsi, selon lui, N. Sarkozy est-il le "(...)seul candidat aujourd'hui à s'être engagé dans le sillage de cette France du coeur". France qu'il décrit plus haut comme "généreuse" et qui n'oublie pas "(...)les opprimés : boat people vietnamiens fuyant le communisme, syndicalistes embastillés de Solidarnosc, "folles de Mai" sous le fascisme argentin, Algériennes en butte au terrorisme, torturés chiliens, dissidents russes, Bosniaques, Kosovars, Tchétchènes..."

J'ai une lecture différente de la France actuelle. Tous les tristes exemples qu'A. Glucksmann cite ici font écho à une toute autre réalité, celle de la France de N. Sarkozy, ministre de l'intérieur. La France des nouvelles lois sur l'immigration, la France des propos racistes banalisés, la France du droit d'asile malmené, comme le dénoncent diverses organisations telles que La Ligue des Droits de l'Homme ou Amnesty international.

On ne peut ignorer cette réalité là, à plus forte raison lorsque comme A. Glucksmann, on a connaissance du sort des "sans-papiers", qu'il évoque plus loin dans son texte.

Les exemples évoqués précédemment, cités dans le but de démontrer l'humanisme de N. Sarkozy, sont sur le plan intellectuel, une véritable provocation.

Il s'agit là des preuves les plus criantes de la malhonnêteté intellectuelle dont est empreint le texte d'A. Glucksmann. Mais de nombreuses autres "détournements de vérité flagrants" peuvent être relevés dans le texte du philosophe.
Dire de N. Sarkozy qu'il "(...) dénonce l'assassinat des journalistes", c'est occulter sciemment le fait que s'il  dénonce effectivement une telle atteinte à la liberté d'expression, dans le même temps, et de manière beaucoup plus insidieuse, celui-ci musèle fermement l'ensemble du patronnat de la presse française.
C'est omettre également les menaces qui ont pu peser sur certains éditeurs au sujet d'ouvrages que le candidat Sarkozy n'avait pas choisi, dans sa folie médiatique parfois mal maîtrisée...
C'est oublier les pressions financières qui ont pu peser sur certains journaux, par le biais de cet amoureux de la liberté d'expression qu'est N. Sarkozy...
C'est nier par ailleurs que ce dernier suggère tel ou tel journaliste politique, lorsque M. Elkabbach le consulte à ce sujet.

Se réjouir, enfin, à l'instar d'A. Glucksmann, de retrouver "(...)dans le discours du candidat Hugo, Jaurès", c'est dénier la réalité historique des actions menées, des positions défendues par les Grands Hommes auxquels il est fait référence ici.

"Jaurès", tout de même...
Comment A. Glucksmann, qui est ou a été un universitaire sans doute, peut-il ignorer le caractère honteusement mensonger d'un tel détournement?

Il est vrai que le texte du philosophe commençait par l'énonciation des maux dont souffre la France d'aujourd'hui, selon lui :" (...)égoïsmes, discrimination, fureurs, dépression"...
Feindre de ne pas comprendre que l'ère Chirac a accentué ceux-ci est une une preuve de malhonnêteté flagrante, c'est d'une évidence crasse..

Présenter le candidat de l'UMP comme celui qui y mettra fin est donc, fatalement, une énormité.

Le Néo-Libéralisme exacerbe l'égoïsme, précisément.
Les "discours lepénisants" ont légitimé les discriminations déjà existantes.
Les provocations d'un "ministre de l'intérieur chef de gang" ont déclenché et révélé une fureur latente.
Et enfin, les inégalités sociales creusées ou instaurées par ce gouvernement ont conduit les français à la dépression que l'on déplore ici.

Avenir bien sombre donc, entâché des actions passées du candidat Sarkozy et du gouvernement dont il est issu.

Donc, non, désolé, M. Glucksmann, je n'achèterais pas votre lessive....







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