Reprendre la parole...

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...Surtout lorsqu'on me demande de fermer ma gueule!


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ERREMENTS! Suite... Et fin?

Par Infocrate :: 20/11/2007 à 22:42 :: 9. Billets d'humeur

Dernier billet ici afin, notamment, de vous signaler mon déménagement.




La nouvelle adresse de "Reprendre la parole..." sera désormais la suivante:





Vous y êtes évidemment attendus, et forcément donc, les bienvenus!




Je retrouve la plateforme Blogspot, que j'avais fui à l'époque, à l'annonce d'une prise de participation majoritaire dans le capital de cette dernière, en termes d'actions, de TF1 (carrément oui!).

Deux points expliquent mon retour "là-bas":

1. Me retrouver chez TF1 et "pourrir le truc de l'intérieur" me fait doucement rigoler désormais, voire est assez jubilatoire...

2. Je ne trouve plus trace de cet état de fait désormais (si quelqu'un peut me renseigner à ce sujet je suis preneur) mais il est possible que je confonde, mes errements sur la toile ayant été divers et variés .

Ainsi ai-je atterri ici, par exemple, après qu'un de mes billets de l'époque ait été censuré par ma plateforme d'alors, en l'occurrence celle du  "Nouvel Obs'" .

Pour une photo accompagnant un billet sur le projet de loi de "détection des comportements délinquants chez les enfants de trois ans", basé sur les travaux du député Benisti et ceux de l'INSERM.
Laquelle photo; hasard de l'actualité; vient d'être employée par les journalistes du Nouvel Obs', pas plus tard qu'aujourd'hui!

En même temps, au vu de ce qu'est devenu le "Nouvel Obs'" en ligne, je n'ai pas plus de regrets que ça.
Allez voir les commentaires des articles notamment, un vrai festival néo-facho!
Le commentaire que j'ai posté au sujet de la "censure" en question, aujourd'hui, a lui aussi disparu.
Je conviens qu'il était sans doute hors-sujet...

Et tout ça reste très anecdotique, j'en conviens également.

Je venais au préalable de mon propre site, première de mes tentatives "d'expression webiennes".
Son côté, (comment dire?) artisanal... ayant fini par me lasser!

Fainéant comme je suis, je ne migrerais ni mes billets d'ici, ni leurs commentaires.
La qualité de ces derniers (ceux de Superno, Jcdr, Farès, Zgur et les autres que je peux oublier, PARDON ) me poussent à espérer que leurs auteurs ne m'en voudront pas, et que je pourrais continuer à bénéficier de leurs avis, Ô combien précieux!

Idem pour les bloggers qui "avaient des liens vers ici", notamment "La Rose Blanche" ou "The Bling-Blig President Blog", pour ne citer qu'eux.

La transition sera sans doute un peu fouillis, dans un premier temps, alors pour tenter de "faire du lien", le premier billet publié sur "Reprendre la parole...", nouvelle version, reprend le sujet évoqué ici.

En espérant vous lire là-bas, a bientôt.






Démocratie, je chéris ton nom

Par Infocrate :: 17/11/2007 à 11:48 :: 9. Billets d'humeur


Lu sur le site du Telegraph, la déclaration de Nicolas Sarkozy suivante:

"France was just ahead of all the other countries in voting no. It would happen in all member states if they have a referendum. There is a cleavage between people and governments"

Ma très relative maîtrise de la langue de Shakespeare m'a tout de même permis de comprendre l'essentiel de sa déclaration.

En clair, N. Sarkozy explique que le "Non" français exprimé lors du référendum sur l'adoption du Traité Constitutionnel Européen risque de faire des émules dans le cas d'un nouveau référendum concernant le traité simplifié.
Et ce petit bonhomme d'ajouter: "Il y a un clivage entre les peuple et les gouvernements".

La représentativité des élus, l'une des caractéristiques majeure de notre système démocratique, est donc clairement en train de se faire sauvagement défoncer l'arrière train...

Et le pays des droits de l'Homme de se transformer manifestement en pays des droits du Gnôme.

Il est amusant  de souligner, par ailleurs, que la déclaration de ce tout petit homme d'Etat ne soit disponible qu'en anglais.

En effet, celle-ci est donc similaire -sur la forme, par le biais de l'emploi d'une langue commune; et sur le fond, par le refus total(itaire?) de respecter les décisions du Peuple- à la dernière immonde "Busherie" en date:

"(...) Or en opposant son veto à la proposition d'étendre un programme social existant, M. Bush va à l'encontre de l'opinion publique.
   
Selon un récent sondage, 72% des Américains approuvent la proposition de loi qui étendrait le Programme pour l'assurance santé des enfants (SCHIP).
   
SCHIP, créé en 1997 essentiellement pour faire face au nombre grandissant d'enfants sans assurance dans un pays notoirement connu pour de telles carences, couvre 6,6 millions de personnes, surtout des enfants de familles qui gagnent trop pour prétendre à la couverture de base mais pas assez pour payer une assurance privée."


Georges W. Bush doit s'exprimer en français aussi bien que N. Sarkozy en anglais, autant dire qu'il doivent être aussi bilingue qu'un troupeau de vaches espagnoles.

Peut-être espèrent-ils que "la barrière de la langue" qui séparent leurs deux peuples les mette à l'abri d'une contestation mondiale?

J'ai une mauvaise nouvelle pour eux, "Violence" et "Revolution" ont la même orthographe, dans nos deux langues respectives.

"I have a dream"?

Oui, on a encore le droit, pour l'instant...




Découvrez MAP!


Brève de contoir

Par Infocrate :: 17/11/2007 à 1:57 :: 9. Billets d'humeur




Non, le titre de ce billet ne comporte pas de fautes.
Il s'agit, en revanche, d'un jeu de mot pourri, je vous le concède volontiers.

Mais celui-ci est au moins aussi fin que les analyses "sociologico-politique" dont, décidément, le président (oui, avec un tout petit "P") de la République Française a le secret.

Pas vraiment le temps d'écrire, en ce moment, comme vous avez pu le constater!
Mais je ne peux résister ce matin, et ce malgré l'heure avancée, à l'impérieuse nécessité de vous indiquer deux liens, issus du blog de Jean Quatremer, à lire d'urgence:

"Sarkozy et les musulmans"
et le second, complémentaire du premier:
"Comment se fait l’information"

J'y reviendrais très vite, c'est certain!



"Un gars, une fille, les CRS... et les p'tits vieux"

Par Infocrate :: 23/10/2007 à 0:04 :: 9. Billets d'humeur

Je préparais deux billets qui me faisaient bien marrer:

Un truc sur la taille du string de Cécilia, genre billet bien engagé qui va au bout du bout du sujet.

Un autre ayant pour héros central N.S, actuellement Président de la République Française, dans le plus pur style "texte-de-SF-politico-anticipatrice":

Planqué dans une bergerie sur le plateau du Larzac, le Président "déchu", y diffusait son dernier message Ultra-Néo-Libéral, à l'adresse de ses généraux et de ses derniers partisans...
La France s'était enfin souvenue de ce qu'elle avait été avant LUI, et avait fini par vouloir lui rappeler à LUI, qu'à une certaine époque, les têtes tombaient pour moins que TOUT ça!

Je voulais appeler le premier "Un gars, une fille".
Parce que franchement, la façon dont Nicolas et ses "communication men" me pousse à me sentir proche de lui et de ses "drames d'Homme", me rappelle les petites aventurettes conjugalo-hilaranto-typiques évoquées par la série en question.

L'idée du second était né des tentatives de récup' de Guy Mocquet, et du "pourrissage" d'image du Che, énième mensonge et détournement historique de la propagande (générale?) sarkozyste .
Après tout, quand cet enfoiré et sa horde tentent de salir les Hommes en question, il n'est que justice d'imaginer sa fin dans l'un des plus hauts-lieux de la "contestation contemporaine" du pays qu'il salit, jour après jour.
Pis, ça avait au moins le mérite de me faire marrer!

Et puis j'ai reçu un mail, dont je vous livre le contenu ici.
Récit d'une forme de répression, qu'à l'instar des idées qui tente de la justifier, nous pensions avoir éradiquées depuis fort longtemps:



"Le soleil brille sur Rennes.

Nous sommes un peu à la bourre pour nous rendre au Centre de Rétention Administratif de La Plaine St Jacques en vue de l'installation d'un campement de protestation.

Route coupée, nous finissons le parcours à pied.

Devant le centre, des tentes "2 secondes" sont déjà déployées 350-400 personnes participent au rassemblement. Au mégaphone, se succèdent des témoignages sur les conditions de vie dans le CRA, le quotidien des sans papiers, la réalité des rafles.

A 100 mètres de là, se tient le salon de l'habitat. Nous décidons de nous y rendre pour tracter, informer les gens, sensibiliser.
Le public est plutôt réceptif -excepté les non – concerné –e - s, comme d'habitude (quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester!) – certain – e -s iront même se rendre compte par eux même de la réalité du crime d'êtat.
Beaucoup ne savent pas qu'à 100 mètres du lieu où ils assouvissent leur besoin de consommation, des innocent – e -s sont enfermé – e - s, la plupart ignore que des enfants, parfois de l'âge des leurs, ont des barbelés comme limite à leurs terrains de jeu, beaucoup ignore les rafles, les quotas, la politique systématique de la traque et de l'enfermement des sans-papiers, le fichage ADN.

"Ah bon! et des centres de rétention, il en existe dans toute la France?" s'interroge cette personne, visiblement de bonne foi.

Au mégaphone, on appelle à faire pratiquer des tests ADN sur les enfants, on offre des week-end gratuits au club Sarko, on suggère de boucler la France, car pour 6 milliards de personnes, les 60 millions de français – e - s sont des étranger – e - s.

L'ambiance est plutôt bon enfant.
Un groupe de gendarmes surveille de loin, je vais discuter avec eux, savoir ce qu'ils en pensent. Discussion cordiale, nous sommes chacun dans nos rôles.

Fin du salon.
Nous décidons de bloquer la sortie du parking pour obliger les automobilistes à prendre l'autre sortie, celle qui passe devant le centre de rétention.

Le groupe de gendarmes s'interpose, nous discutons avec, et comme, a priori, l'autre sortie est bloquée, nous laissons passer les voitures. Dans le flot des automobiles, deux dames, croisées précédemment, sont allées au rassemblement devant le centre de rétention et nous remercie de les avoir informées.

Plus de voiture, le temps est venu de retourner devant les grilles du CRA.
Discussion ubuesque sur le chemin du retour avec un conducteur de 4x4 qui cherche à faire une maison "haute qualité environnementale"

Retour devant le CRA, la nuit commence à tomber.
Décision est prise de tenir la place jusqu'à l'évacuation. Deux RG sont appuyés sur une barrière, j'entame le dialogue pour connaître les intentions des forces de l'ordre, d'autant que des renforts de CRS sont arrivés sur place.

Je comprends vite, par sous-entendu, que nous ne passerons pas la nuit ici.

Les breton – ne – s  venu – e - s du Finistère en car nous quittent, les rangs des manifestants sont plus clairsemés, il doit rester entre 100 et 150 personnes, isolées de tout, plus aucun média n'est présent.

Assi- se - s par terre, nous attendons calmement. Aucune violence, aucune agressivité dans nos rangs.
Ca bouge du côté du CRA, la nuit est tombée, le premier flot de CRS sort, projecteurs braqués sur nous.

Un cordon sur le côté, un en face.
Leur mégaphone est en panne, tant pis, il n'y aura pas de sommations.
Nous sommes toujours assis pacifiquement et sans violence quand ils commencent à avancer faisant preuve d'une brutalité dépassant l'entendement.
J'ai appris, par hasard, qu'il y avait un match de rugby ce soir, certainement ne veulent ils pas le louper.
Assis par terre, j'attends.

Les CRS continuent leur répression féroce et bientôt mon regard ne peut plus se porter que sur des boucliers ou des rangers.

"Dégage" vocifèrent ils.

Je ne réponds pas à leur injonction alors, rapidement je me sens agrippé par une puis deux puis trois mains - ils seront jusqu'à 8 pour déplacer mes 75 kg. Je ne touche plus terre, suis amené une trentaine de mètres plus loin, remis sur pied.

La gazeuse à bout touchant, directement dans les yeux, le bruit "pschiii", la brûlure est immédiate, 5 secondes?
10 secondes?
Vont-ils la vider sur moi?

Et les premiers coups pleuvent.

J'arrive aveuglé à me retirer, gagner 5 à10 mètres pour rejoindre la foule hébétée mais toujours pacifique et non violente des autres manifestant – e - s, éviter la BAC, cachée derrière un abribus .
Ma progression est plus lente, toujours aveuglé que je suis. "Celui là, il nous a fait chier" entends je derrière moi, bruit des rangers qui accélèrent, le premier coup de matraque est amorti par mon sac à dos.
Ils sont trois autour de moi, à faire pleuvoir leur matraque, acharnement sur les genoux, par devant, par derrière, sur les épaules, les bras.

"Ta gueule, avance" est la seule réponse à mes tentatives pour les raisonner. La violence des coups, la hargne et l'agressivité dégagée ne laissent aucun doute sur leur volonté de faire mal, puis ils me lâchent, une autre proie sans doute.

Rétention, gaz, violence arbitraire, le parfum de Vichy se mêle à celui du lacrymo.

On se cherche, on se retrouve. Emelie, gazée largement aussi (ses  vêtements sont imbibés de gaz), matraquée, tabassée, a pris un sale coup sur la main - elle ira dimanche à l'hôpital-, Mathias lui a goûté aux rangers, nombre d'entre nous portons les séquelles de l'ultra - violence policière.

Pas de collyre, ces vieux réflexes m'ont quittés et je m'en veux. Une jeune femme, équipée, me nettoie les yeux, je ne suis pas le seul à demander ses services. Les brûlures du visage, du cou continuent, la douleur des coups reçus commence à se faire sentir mais il ne faut pas s'arrêter, la meute de CRS toujours à nos trousses a accéléré la cadence -l'heure du match doit approcher-, nous continuons à évacuer toujours sans violence, sans bousculade.

Des refrains "antiflics" fusent, des slogans "Pétain-reviens-t'as oublié tes chiens" sont scandés, Moi, "Hexagone" me trotte dans la tête " les matraqueurs assermentés qui fignolèrerent leur besogne".

La poursuite s'arrête dans le centre ville de St Jacques de la Lande, La BAC croisée ultérieurement veille.

Fin de l'évacuation.

Il nous faut récupérer les voitures, nous devons être à 4 kms du lieu où elles sont garées, la ballade a duré longtemps. Trajet à marcher le long de la 4 voie. J'ai connu plus sécuritaire comme itinéraire.

Retour à Rennes, la douche et les brûlures inhérentes au gaz, état des corps. Vague coup d'oeil dans le miroir, pas beau à voir, mais eux peuvent ils se regarder dans un miroir.
La main d'Emelie a doublé de volume, elle ne peut pratiquement plus s'en servir, mon genou aussi a sérieusement enflé. Les hématomes apparaissent, "Ah là aussi, ils ont cogné" c'est bien des dizaines de coup de matraque que nous avons reçus.

On verra ça demain après une nuit de sommeil. Ce soir, des innocent – e - s, hommes, femmes, enfants dormiront encore derrière des barbelés, mais eux, comment peuvent ils trouver le sommeil, vivre normalement après tant d'ignominie.

Dimanche 14 Octobre

Retour vers les Landes.
Le sac à dos ravive la douleur de mon épaule endolorie, la marche vers la gare me rappelle l'acharnement sur les genoux, dont l'un a encore enflé.

Dans le train, je me remémore les événements de la veille, processus de pensée. Oui, je continuerai à diffuser la culture de la non-violence, car me changer, changer mon âme, faire pousser en moi la haine serait leur victoire. Oui, je continuerai à lutter de façon pacifique et non-violente contre leurs lois iniques et racistes, car jamais je ne légitimerai leur violence. Envie de pleurer, mais ça n'a plus rien à voir avec les gaz. Savoir que j'ai laissé derrière moi, impuissant, des êtres humains enfermé – e - s, me demander comment d'autres êtres humains peuvent faire preuve d'autant d'inhumanité, de violence gratuite, de haine froide.

Nous avons attaqué le tabou des tabou, ce dont on ne parle jamais dans les médias, ce qu'on veut taire, passer sous silence, la main tendue à l'extrême droite, le visage fascisant de la France d'après. Cela doit etre impardonnable dans la France sarkozyste pour mettre autant de zéle à vouloir nous faire taire.

Samedi prochain, manifestation nationale dans les villes de France, pour les sans papiers, pour que la solidarité ne soit pas un délit. J'y serai, à Bordeaux, ne pas oublier le collyre."



Voilà donc la raison qui m'a poussé à annuler le premier billet sur le string de Cecilia sus-évoqué.
Celui sur Sarko en résistant du Larzac?

Arf, comme dirait Zgur, trois fois rien...:

Sachez qu'en plus de sa chasse aux gosses, l'Etat français a ouvert la "chasse aux vieux".
Allez voir ici, pour l'avis d'ouverture.

Ce qui m'a décidé à écrire ce billet-là?
Même le New-York Times nous épingle:



" Dans un éditorial très virulent, le quotidien américain dénonce un projet de loi sur l'immigration "abject", qui utilise des méthodes qui rappellent celles des nazis. 

Le New York Times part en guerre contre le projet de loi sur l'immigration de la France, qualifié d'"abject", qui introduit des tests ADN "comme fondement potentiel pour l'exclusion de familles immigrées cherchant à retrouver leurs parents qui vivent en France".

Dans un éditorial très virulent publié dimanche 21 octobre, le quotidien américain insiste sur le fait que l'utilisation de la génétique peut se révéler utile seulement "pour déterminer la culpabilité et l'innocence en matière criminelle", mais n'a "aucune place légitime au sein du droit de l'immigration". Le journal s'étonne que la France ne se souvienne pas des leçons imposées par son histoire. "En effet, rappelle le NYT, les premières notions de pseudo-science du 'sang' ont été introduites dans le droit français sous l'Occupation, par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy, avec les conséquences tragiques que l'on connaît".

Le NYT interpelle Sarkozy :

S'il souligne que l'opposition à l'amendement sur les tests ADN a réuni des politiques de "centre-gauche", comme "des membres de la majorité de centre-droit encore pourvus de principe", le New York Times est choqué que les politiques français se soient contentés de "modifications d'ordre sémantique", qu'il juge largement insuffisantes.

Pour finir, le journal s'adresse directement au président français, "qui aurait pu à n'importe quel moment intervenir pour empêcher ce projet de loi, et en a encore la possibilité", mais qui "ne l'a jamais fait." Et conclut par cet appel, on ne peut plus clair : "Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel".

Article du Nouvel Obs', Edition en ligne du 22/10/07 :
"IMMIGRATION : Le New York Times en guerre contre les tests ADN"



Il y avait déjà Amnesty qui criait au scandale depuis fort longtemps... Certes.

Tiens, au passage, je vais rappeler les propres paroles de N.S, juste comme ça...:
"Quand tant de gens suspectent votre discours, c'est pas le monde entier qui a tort, c'est peut-être vous qui devez faire votre introspection"...

Inutile de rappeler également son discours d'investiture:
Déjà fait.

Et dire que je voulais me marrer avec mes deux billets...







"C'est pour mieux t'expulser mon enfant!"

Par Infocrate :: 11/10/2007 à 1:33 :: 9. Billets d'humeur


Le lundi 5 Octobre, Sud Education Paris envoyait le communiqué suivant au recteur de Paris:



"Communiqué envoyé par SUD éducation Paris au Recteur

Paris, le 5 octobre 2007,

A Monsieur le Recteur de l'académie de Paris,

Objet : affaire du collège Utrillo

SUD éducation Paris vient d'être informé d'un événement d'une portée extrêmement grave survenu au collège Utrillo, dans le XVIIIème arrondissement de Paris :

Des parents ont reçu un coup de téléphone émanant soi-disant du CPE leur enjoignant de passer en urgence au collège où est scolarisé leur enfant. Lorsqu'ils se sont présentés, le CPE très étonné leur a affirmé ne pas les avoir contactés, et après vérification il est apparu que personne parmi l'équipe du collège n'était au courant de quoi que ce soit. Lorsque les parents sont ressortis, des policiers les attendaient pour les arrêter et les embarquer au commissariat. Un policier a reconnu que c'était lui qui avait usurpé l'identité du CPE pour tendre ce piège immonde aux parents !

SUD éducation Paris s'indigne de ces méthodes honteuses. De plus en plus chaque jour, la fin semble justifier pour les forces de police l'emploi de tous les moyens, même les plus immoraux, même les plus illégaux !

SUD éducation Paris dénonce cette nouvelle escalade, qui relève soit d'une grande bêtise soit d'un cynisme inimaginable. Ce n'est pas seulement l'identité de notre collègue qui a été usurpée, c'est sa fonction qui a été détournée abusivement. Quelle société sommes-nous en train de construire, si demain les élèves ou les parents doivent se méfier lorsqu'ils sont invités à un rendez-vous dans leur établissement scolaire ?

SUD éducation Paris exige de la part des autorités académiques que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et qu'une protestation officielle soit transmise à la Préfecture de Police. "



Je m'interdisais catégoriquement, jusqu'ici, de faire certains parallèles, de prononcer certains mots, d'utiliser certaines images.

Le mot "Rafles", quasi-vidé de son sens à force d'être employé, par exemple, m'apparaissait chargé d'un passé trop lourd, me semblait renvoyer à une époque si sombre qu'il était inapproprié, inadéquat pour décrire NOTRE réalité.

Les agissements de CERTAINS de nos fonctionnaires, dans NOS préfectures, dans NOS commissariats relevent, certes, des pires bassesses dont la nature humaine soit capable.
Mais tout de même, certains parallèles, avec certains de nos régimes passés -de ceux des plus sombres de NOTRE histoire- me semblaient relever d'analyses hâtives, partisanes et pour le coup bien maladroites. 
Parcequ'inaptes, entres autres, à interpeller l'électeur sarkozyste moyen, persuadé qu'il est que ces mots là sont employés par des "gauchistes-droit-de-l'hommiste" en mal de lutte, et sans doute même en mal de "résistance".

Et puis il y a eu ces arrestations en préfecture
, ces expulsions hâtives, infondées, et surtout ILLEGALES.
Et puis il y a eu ce communiqué de Sud Education Paris.

Je vous jure que je voudrais parler d'autre chose.
Mais comment faire silence face à de pareilles horreurs?

Le ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, avec "l'affaire des tests ADN" a appliqué la bonne vielle méthode Raffarin: annoncer une mesure violente, une réforme profonde, pour finalement n'en appliquer qu'une partie, qui quoi qu'il en soit reste parfaitement INTOLERABLE.

Sa politique de gestion de l'immigration par le biais des fameux "quotas" est également une vaste escroquerie. Certains départements ne pourront pas atteindre les objectifs qu'on leur fixe, pour la simple et bonne raison, qu'il n'y a pas en leur sein le nombre de réfugiés que peut imaginer le crétin moyen qui croit aux propos démagos de N. Sarkozy et son petit roquet rougeaud, Brice Hortefeux.

Les méthodes, enfin, qu'appliquent CERTAINS de NOS fonctionnaires, pour parvenir à satisfaire ces paranoïaques dangereux, qui voient en chaque étranger une menace pour la France, sont tout simplement à vomir...

La France pue de la gueule désormais.

Elle a l'haleine rance de ces PETITS hommes (?) cachés derrière leur PETITS formulaires, leurs PETITS képis, leur PETITE servitude aveugle.
Véritables insultes à la GRANDEUR de certains hommes qui ont fait la GRANDEUR de notre pays, accueillant d'autres GRANDS hommes, prêts à tous les sacrifices pour sauver leur famille, face à la guerre, la misère ou la répression.

Oui, la France pue de la gueule désormais.
Et cette conne n'a rien trouvé de mieux pour soigner son haleine que de se gaver de pastilles Vichy...




Découvrez IAM!

Les couloirs des préfectures ne sont plus sûrs...

Par Infocrate :: 08/10/2007 à 20:58 :: 9. Billets d'humeur



Rachid - Pierre Desproges

envoyé par Zitoo

Il serait indécent, au minimum, de renier à Pierre Desproges son statut de Grand Maître de l'Humour.
Noir, plus particulièrement.
L'humour...
Pas le statut.
Et encore moins Desproges lui-même.

Il y a encore quelque temps, j'aurais beaucoup ri si l'on m'avait déclaré que Pierre Desproges était, de surcroît, médium. J'aurais sans doute pouffé, en me demandant jusqu'où iraient les journalistes (?) de "Voici", "Entrevue" ou autres papier toilettes à scandales.

Malheureusement, les "zévènements" -comme disait un autre mec particulièrement drôle, Coluche pour ne pas le citer- de ces dernières semaines, me poussent à penser que l'immense Pierre Desproges cumulait effectivement les talents, voire les dons.
Et je lui prête désormais celui de clairvoyance.

Où ai-je été cherché un truc pareil? Dans le  parallèle évident qui peut - être fait entre le texte du sketch que vous venez d'écouter (si c'est pas fait allez-y, au-dessus, là... Oui, on vous attends...) et un article  d'Yvan Barry, dans l'édition du "Midi-Libre" du 16 Septembre 2007.

Le "Rachid CherKaoui" du sketch en question ressemble curieusement à Walid Zaytoun.

Les "M. Lefranc et M. Leroy" évoqués par Desproges -qui "avaient en commun une certaine idée de la France, faîte à la fois de fierté municipale, de foi régionale et de... Front National"- ressemblent curieusement aux partisans actuels et décomplexés du parti en question, qu'ils viennent de quitter d'ailleurs, pour rejoindre l'UMP.

Décomplexée, aussi, ça tombe bien.

Le titre du sketch lui-même convient à merveille; même s'il est curieux d'évoquer "le merveilleux" dans le cas présent; à "l'ambiance" générale qui s'installe petit à petit ici dans notre beau pays.

Madie Fofana, jeune sénégalaise d'une vingtaine d'années a été arrêtée et placée en Centre de Rétention Administrative, alors qu'elle s'était rendue de son plein gré à la préfecture.
Elle est sur le point d'être expulsée vers un pays qu'elle a quitté à l'âge de 13 ans, dans lequel elle n'a plus aucune attache puisqu'elle est orpheline.
Pays qu'elle quittait, par ailleurs, non par choix délibéré, mais pour fuir un mariage forcé.

Madie a étudié ici, appris à maîtriser notre langue, appris a aimer notre pays.

Elle a sans doute écouté, comme beaucoup d'entre nous le discours de N. Sarkozy, le soir de son élection, qui se terminait sur ces mots:

"Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle."

...

L. est FRANCAISE.
Ce n'est pas le cas de son mari. Avec qui elle a eu un enfant, de nationalité FRANCAISE.
A l'instar de Madie, ils se rendent à la préfecture, pensant sans doute que leur situation familiale sera prise en considération.

Je les comprends aisément. ON EST EN FRANCE, TOUT DE MEME...
Mais, mais, mais...
Certains employés de la préfecture concernée ne partagent visiblement pas notre vision de la France.

Le mari de L. est invité à se rendre dans un bureau. La police l'y arrêtera. Sa femme et sa fille n'auront de nouvelles de lui que depuis le bateau qui l'emporte vers le Maroc. Elles sont désormais sans ressources.

Si Pierre Desproges était encore là, ou s'il avait -avec l'outrecuidance qu'on lui connaissait, le culot de revenir d'entre les morts, rien que pour faire chier Jésus, par exemple- il dirait sans doute que "les couloirs des préfectures ne sont plus sûrs...".

Il aurait raison.
Et nous, ça nous aiderait à supporter toutes ces saloperies, si tant est qu'elles soient jamais supportables.






In bed with CIA!

Par Infocrate :: 10/09/2007 à 17:33 :: 9. Billets d'humeur
   
Big Brother will fucking you!
Ou avec vous...

Le délire sécuritaire reprend de plus belle aux States. La proximité du 11 Septembre, sans doute.

Je ne me risquerais pas à faire de l'humour sur un évènement marqué par la mort de plus de 3000 personnes.
Je ne peux me résoudre, non plus, à accepter, ni même à simplement envisager l'idée qu'il s'agissait d'un -lâchons le grand méchant mot- "COMPLOT".

Il est par contre indéniable que les lois votées depuis ce drame sont, elles, extrêmement inquiétantes.
Du point de vue du respect des libertés individuelles.

Bush a fait le forcing, et vient de faire tomber les dernières résistances du Congrès américain.
Il met ainsi la touche finale, espèrons-le, à une série de lois sécuritaires dont l'aspect totalitaire n'aurait pu être accepté par les citoyens américains, sans le traumatisme des attentats du World Trade Center.

Que l'évènement ait été traumatisant, on le conçoit aisément...

Mais, pffffff... Là, le roman de Georges Orwell prend des allures de prophétie.
Bienvenue en "1984".

L'arsenal technique et juridique déployé et mis à disposition des diverses agences de surveillance (JUSQU'AUX FORCES DE POLICE LOCALES!) est prodigieusement vertigineux:

Satellites espions jusque là réservés à l'usage du Ministère de la Sécurité intérieure;
Simplification à l'extrême des procédures d'interception des communications privées;
Législation plus souple permettant une "coopération" plus facile des sociétés détentrices d'informations personnelles telle que Google, Microsoft et consorts...
Gageons que tout cela se pratiquait depuis belle lurette.

Mais, BORDEL, les citoyens américains, en laissant passer des lois aussi délirantes sont en train de s'emprisonner eux-mêmes.
Au nom de la Sécurité!

Qui peut se sentir en sécurité dans un truc pareil?

Comment ne pas se sentir menacé, quand votre voisin, flic de son métier, peut avoir accès à des technologies permettant de suivre avec précision chacun de vos mouvements, même à l'abri de murs épais?

Imaginons un truc un peu plus drôle, je me suis mis une sale ambiance là...

Imaginez le trafic d'images volées que vont pouvoir organiser certains agents de police...
Imaginez qu'un petit plaisantin parvienne à piéger Bush fumant du crack, en calcif', avec deux-trois copines un peu professionnelles sur les bords...
Vivement qu'on voit ça sur DailyMotion!

Big Brother BigBrozeuré !!! Un juste retour des choses!

Avant de mettre à disposition ses satellites ultra-sophistiqués, le Ministère de la Sécurité intérieure a distribué tout plein de pognon (23 milliards de dollars, depuis 2003) aux administrations locales des USA, (pays de la Démocratie, tout le monde le sait, on l'a assez répété!)
Les caméras de vidéo-surveillance ont fleuri... Certains de ces dispositifs ont été parfois agrémentés de matériel d'écoute ultra-perfectionné, dans certaines villes.

C'est vrai que c'est plus sympa avec le son!

Bon, moi je vous dis ça, je ne fais que répéter ce que j'ai lu dans l'article de Michel Ktitareff, dans Les Echos.fr d'aujourd'hui: "Quand l'Amérique rogne sur les libertés individuelles."

Personnellement, j'ai mes sources, bien plus... sûres:



Trop de conspiration tue la conspiration
envoyé par P0L0


Alors, hein. On s'est compris. "Tout ça, c'est sur le réseau... "

P.S: pourvu que le technicien hot-line ait transmis à cette pauvre femme l'adresse de l'hôpital psychiatrique le plus proche... Pour qu'on lui répare son Mac!





Le temps ne fait rien à l'affaire...

Par Infocrate :: 09/09/2007 à 9:55 :: 9. Billets d'humeur




Mon entourage cherchait à attirer mon attention depuis un moment.
Je crois que je ne voulais pas l'admettre. Mais il faut bien se rendre à l'évidence:

Je radote, je traîne les pieds, mes phrases sont toutes ponctuées de "pff... à quoi bon!" ou de "c'est plus ce que c'était...", et autres "Ah là, là, là, là..."

"Diantre. Mais, qu'est-ce qui se passe-t-il donc?" me demandais-je, en ce Dimanche matin ensoleillé, calé dans mes charentaises, face à mon bol de Ricoré, "Télé7jours" ouvert à la page mots croisés, crayon en main...
(Ok, là,... j'exagère!)

"Mais morbleu, quelle peut-être la cause de ces signes flagrants de sénilité avancée?
Et pourquoi ne puis-je m'empêcher d'user de ce style désuet?"

Arrrrrrgggggggg.
Je sais.

Je suis usé. Je me transforme en VIEUX.

Je décide de me traîner jusqu'a mon PC, tout déambulateur dehors, pendant que je le peux encore physiquement, et que je suis capable de comprendre comment marche "ces satanés machines d'ordinateurs, qu'on y comprend rien quand on est vieux..."

Arrrrrrghhhh, la crise est forte cette fois.

Vite, l'adresse de ce billet que j'ai lu l'autre jour:

achetez Pépé... Hache à péter... non, c'est comment déjà? Ah, merde, c'est pas beau de vieillir...

Pourquoi utiliser mes dernières forces afin de me trainer jusqu'a mon clavier, pour aller sur le site du Comité de Salut Public?

Parceque, entres autres raisons, il est des blogs dont la lecture est salutaire.
Celui-ci m'a permis de comprendre ce qui m'arrivait quant à cette crise de "vieillisme" aussi soudaine que brutale.

Il s'agit tout simplement de découragement aïgu!

La perspective de devoir rabâcher encore cinq, ou dix ans les mêmes évidences, de pousser encore durant tout ce temps les mêmes coups de gueule...
De devoir continuer à combattre la même propagande débile et débilisante qui se répand actuellement à travers tous les médias.
Vomie par nos tubes cathodiques, nos radios. Infiltrant jusqu'a la blogosphère elle-même, perçue naïvement comme l'un des derniers bastions de la libre-expression, jusqu'ici...

La cause de ma lassitude est là. Je suis simplement usé, lassé, découragé. A l'instar de nombreux bloggueurs.

Attends, attends...

Moi aussi j'aurais 44 ans au sortir des deux mandats de Sarko.
Moi aussi, je suis persuadé que l'engagement virtuel n'est pas suffisant.
Moi aussi les conneries idéologiques martelées en ce moment m'excitent la glande contestatrice.

Attends, attends encore... S'il s'agit simplement de découragement passagé, alors...
Rien n'est perdu!

La lutte continue.

Radoter n'est donc pas signe de sénilité dans mon cas. Et donc je peux me répéter.
C'est même une preuve de "bien-portance": si je continue à me battre, c'est que je suis toujours vivant?

Ok.

Dans ce cas je n'ai plus aucune honte à vous conseiller la lecture de cet article de Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, paru dans Les Echos" du 03/09/07.

"Plutôt rouge que mort!"

Et j'éprouve encore moins de remords à aborder un sujet usé jusqu'à la corde, tel que celui de la gestion des dépenses de santé, dans la mesure où, me semble-t-il, les "radotages sus-cités" finissent par porter leurs fruits.

Lorsqu'un ancien économiste en chef du FMI souligne l'absolue nécessité de penser un système plus juste, même si c'est au nom de la paix sociale, je prends!
Et je m'apprête à rabâcher, encore, encore et encore...

Au risque de passer pour un vieux con qui radote.

Bon, je vous laisse, un pote m'a passé l'intégrale de la saison 20003012 des "Chiffres et des lettres" en DVD.
Les séquelles du "vieillisme"....



Découvrez Georges Brassens!




On n'est plus chez Soi...

Par Infocrate :: 04/09/2007 à 21:04 :: 9. Billets d'humeur







Silence de plus d'un mois.
En même temps, il y a de quoi rester coi.

Raoul-Marc Jennar, ancien briscard Ultra-anti-libéral (!) et seul mec capable de parler de l'AGCS, du TCE et de la directive Bolskestein sans devenir (RaymondBarredesque) soporifique, nous quitte et tire sa révérence.
Merci Monsieur, on ne vous oubliera pas. Et je suis intiment convaincu que vous non plus, malgré vos nouvelles fonctions.

Guy Birenbaum que je venais de découvrir (honte à moi) abandonne également...

Une à une, les voix de la contestation s'éteignent.

Comme je le disais dans mon dernier billet, si ce genre de types, avec leurs carrures, leurs niveaux de réflexion, ont échoué et jettent l'éponge, que pouvons nous faire, nous, tout petits bloggeurs, face à ce tsunami propagandesque?
Elle est là, la vraie vague bleue, le raz-de-marée annoncé -et qui n'a soi-disant pas eu lieu- lors des dernières législatives.

D'autant qu'à l'instar des autres médias, la résistance blogosphèrique UMPienne s'organise, et passe à l'offensive.

Ceci dit, ce que l'on décrivait comme l'un des derniers espace de liberté, a savoir cette fameuse blogosphère, était gangrenée depuis longtemps. Buzz, Pub, Spam, etc...etc...

La nouveauté réside dans l'utilisation, l'infiltration organisée et orchestrée du phénomène.
Ce média là, s'il en est un, n'échappera pas au cancer généralisé de l'Information.

Ceci dit également, il existe des traitements contre cette saloperie!
Aux 76 salopards décrits par Superno pourront peut-être s'opposer 76 adeptes du "Sarcastisme Venimeux". (SV)

Oui, les bloggueurs du MEDEF vont tenter de vous vider le cerveau.
Comme TF1 pour Coca-Cola.
Afin de faire de la place et vous refourguez leurs marchandises.

Bon, admettons que par inadvertance, la fatigue, l'accident bête, vous vous laissiez avoir (ça arrive, l'autre fois, je suis tombé sur "L'île de la Tentation" et pan! Vide intersidéral en lieu et place du cerveau)...
Bon. Admettons.

Bah, là, Re-pan! Les Sarcastiques Venimeux interviennent.
Juste avant la page de pub:

Billets, invasion de forums, "pullulement" de commentaires.
Il faut soigner le Mal par le Mal, de l'intérieur!

76 bloggeurs qui démonteraient les actions propagandesques des  vendeurs-bloggeurs-laveurs-de-cerveaux recrutés par le petit Nicolas, Président de son Etat, et la petite Laurence, présidente de son MEDEF.

Les "76 salopards" vous ont bourré le mou avec leurs buzz de m..., leurs parfums Diesel ou leur Coupe du Monde de rugby?
Y a de l'écho dans votre tête quand on vous cause? Des mots bizarres qui se répètent à l'infini:
Coca-Cola, Mercedes, Cerruti i tutti quanti...

No problemo. Rendez-vous immédiatement sur les blogs et sites de:

La TeleLibre.fr, Superno, Bing Bang Blog, et tous les autres...

Attention. Il est impératif de ne pas repasser par quelques télévisions Tf1esques ou quelques blogs LoicLeMeuresque que ce soit. Sinon, VOUS ETES FOUTUS!

Saleté de maladie.

J'exagère au sujet de la propagande?
Allez...
Je vous livre une photo qui accompagnait un article des Echos.fr (les mêmes qui refusaient d'être rachetés par LVMH, au nom de la  liberté d'expression!), que je lis régulièrement pour des raisons professionnelles (je soupçonne mes patrons d'avoir un peu d'humour, c'est moi qui en manque pour le coup...):






Alors, j'exagère en parlant de cancer généralisé? C'est pas une belle métastase ça?

Bon. Je vous laisse, c'est l'heure de mon traitement.
Un article du Monde Diplomatique, trois fois par jour.

Portez-vous bien!





"Que faire de concret?" Lapalissades et truismes en tous genres!

Par Infocrate :: 25/07/2007 à 12:54 :: 9. Billets d'humeur


La question de Louisa, dans le commentaire de ce billet-ci, avait engendré un certain nombre de réponses de ma part.

Je les résume ici, pour les fainéants (comme moi!) ou pour mes visiteurs qui n'auraient pas envie d'aller lire le billet en question et ses commentaires. En même temps, si vous faîtes partie de cette seconde catégorie, je me demande ce que vous foutez ici... ;-)

Signer les diverses pétitions qui se "montent" sur le Net, participer aux manifestations, ou, et c'est là que je veux en venir, RELAYER l'information est un début de lutte, une forme non-négligeable de contestation, répondais-je alors à mon interlocutrice.

BIEN.

Ces idées une fois posées, formulées, je m'empressais de les pondérer, et d'en relativiser l'efficacité:

Les pétitions? Mouais... Elles ne sont pas toujours suivies de résultats, voire rarement. Je les signe, en quelque sorte, pour la forme, pour une "question de principe". Il est assez confortable de pouvoir manifester son désaccord depuis chez soi, derrière son écran, à coups de mails ou autre formulaires à remplir... L'efficacité de ce type de démarche reste toutefois très modérée.

Les manifestations? Certes, celles qui jouissent d'une adhésion certaine ont, nécessairement de l'impact, mais elles sont peu nombreuses...

Relayer l'information officieuse? (là, il va falloir aller lire le billet, désolé pour les paresseux de la rétine!)
Mouais, encore.
Je le fais depuis fin 2004, et je vous avoue que ce "mode d'action" ne paraît guère productif. Et il ne s'agit pas seulement d'un manque d'efficacité ou de talent de ma part, puisque les instigateurs des revendications que je relaie ne rencontrent guère plus de succès...

Alors, pour reprendre la question de Louisa, "Que faire de concret?"

Et c'est là, à cet instant précis de mes modestes réflexions, que m'est apparu la nécessité d'enfoncer le clou, une fois de plus.

Les pétitions ne sont efficaces que dans la mesure où les causes qu'elles défendent, les revendications qu'elles soutiennent trouvent écho dans "l'opinion publique".

Les manifestations auxquelles nous pouvons participer ne sont efficaces, prises en compte que dans la mesure où celles-ci rassemblent un nombre certains de participants, et donc, encore une fois, rencontrent une certaine adhésion des "masses".

Relayer l'information officieuse, celle que l'on déniche hors des sentiers battus de TF1 et France2, hors des pages du "Figaro" et du "Parisien" (ou du "Midi Libre")...
Moué tertio. Encore faudrait-il que le citoyen lambda s'y intéresse, et il semblerait que c'est loin d'être le cas.

Alors quoi? La solution serait-elle d'agir sur ce dernier point:

Le "déficit d'information réelle" dont souffre nos concitoyens?
La solution serait-elle de tenter d'imposer NOS débats aux médias officiels?

Deux problèmes majeurs viennent s'opposer à cette piste de réflexion:

1. Je ne doute pas que "d'autres", bien plus compétents que mes quelques amis bloggeurs et moi-même s'y soient cassé les dents. Nombre de "médias alternatifs" ont choisi, par la force des choses, la scission pure et dure. La TéléLibre.fr, Rue89.com en sont de bons exemples.... Signe qu'il est impossible de produire une "information libre" au sein des rédactions muselées par les grands groupes qui les détiennent.

2. Quand bien même parviendrons-nous à pénétrer ces fameux médias officiels, nous n'emporterions en rien l'adhésion populaire nécessaire à tous mouvements d'ampleur suffisante pour changer les choses... La propagande a fait son oeuvre.

D'où mon billet du 24 Juillet. (Bon, allez le lire, ce sera réglé!)

Le ver est dans le fruit. Pire. L'arbre entier est pourri.

Cette longue suite d'évidences en fera sûrement sourire plus d'un.
Pour les autres, vos idées en matière de moyens d'actions m'intéresse.
Parce que, personnellement, je ne vois plus guère d'issue...



Découvrez Marka!


Lavage de cerveaux

Par Infocrate :: 24/07/2007 à 9:28 :: 9. Billets d'humeur


Allez à la Poste dépasse parfois la simple corvée administrative.

Surtout si l'on tend l'oreille, et que de manière certes indiscrète mais néanmoins sincèrement intéressée, l'on prête attention aux propos qui se tiennent dans les rangs des usagers qui partagent votre (bonne) heure d'attente.

Nous sommes donc là, à piétiner, se lamenter, râler, par plus de 30°, à attendre que le seul employé disponible (réduction des coûts oblige?) puisse enfin s'occuper de chacun d'entre nous. J'ai le n° 486, le compteur de malheureux attendant leur tour indiquant le n° 452. Autant dire que ma curiosité va avoir de quoi être satisfaite. En d'autres termes, j'ai tout le temps d'écouter mes camarades d'infortune...

Ce sont les propos d'une dame assez âgée qui provoque chez moi les premieres contractions de maxillaires. Je serre les dents, mais pas trop, je ne vais pas me faire péter les couronnes non plus, tout ça à cause des conneries d'une ancienne cadre (elle l'a glissé dans la conversation qu'elle entretient avec son amie, juste derrière elle) qui crache sur la CSG.

Madame est à la retraite, et félicite le hasard qui a bien voulu lui permettre de partir avant l'apparition de la dite taxe. "Non, mais c'est vrai, ils nous taxent de partout maintenant, j'ai eu de la chance moi, je suis parti avant la CSG...". J'essaie, de mémoire, de retranscrire ses paroles le plus fidèlement possible.
Elle continue "Contribution sociale, non mais tu te rends compte, ce sont ceux qui bossent qui doivent aider les autres à payer le loyer..."

Analyse économico-sociale de haute volée, je vous laisse apprécier...
D'ailleurs, à bien y réfléchir, et bien que n' étant pas expert en matière de fiscalité, je suis quasiment persuadé que cette conne (désolé, c'est plus fort que moi) doit en payer une partie sur sa retraite.
Je décide de briser son petit plaisir mesquin d'avoir "échappé à la CSG", et lui signale que "il faudrait vérifier madame, mais je pense que vous payez cet impôt comme tout le monde". Puis je décide de tenter d'achever la rombière, en lui signalant que l'impôt en question risque d'ailleurs d'augmenter dans peu de temps.

Elle frôle la crise d'apoplexie. Au minimum. Voire l'infarctus.

"Et pourquoi ils feraient ça, monsieur?"

Je prends le temps de respirer, me persuade de na pas lui sauter à la gorge, où de ne pas lui faire bouffer son immonde clebs qui n'a de chien que les grognements et aboiements intempestifs dont il nous gratifie depuis une bonne demi-heure maintenant... Houuuu, respire, mon petit, zen. A moins que je ne lui introduise son chihuahua par d'autres voies que celles orales?

"Je crois, madame, que, sans être compétent dans ce domaine, il est à la portée du premier venu de comprendre que les cadeaux fiscaux consentis en ce moment aux riches devront être compensés, d'une manière ou d'une autre. Alors pourquoi pas une augmentation de la CSG? Il faudra bien, de toutes façons, que l'argent qui ne rentre plus dans les caisses de l'Etat soit trouvé ailleurs..."

Je vois dans son regard que ma phrase est un peu trop longue, oserais-je dire trop complexe? Dans le doute, je synthétise pour elle, et la cantonnade, qui désormais nous écoute également.

"En clair, plutôt que de déplorer qu'un impôt vise à réduire les inégalités, vous devriez vous inquiétez des changements fiscaux qui les creusent."

...

"Les inégalités", je suis obligé de préciser, la dame n'avait pas suivi.

Quelques hochements de tête approbateurs dans l'assitance. Fort de ce relatif succès, je m'emballe, et ajoute que la cohésion sociale, au vu de l'état de notre pays, dépend de notre capacité à redistribuer.

...

"Prendre aux riches pour donner aux pauvres", la dame ne suivait toujours pas.
A cette ultra-simplification de mes propos, c'est son amie qui, à son tour, s'en prend à moi.

"Monsieur, vous ne pouvez pas dire ça!". Mais qu'est-ce qu'elle a la seconde momie channelisée? Elle veut sa part de chihuahua?

"Est-ce que vous savez quelles bénéfices réalise la société qui m'emploie?
5 milliards d'euros, madame.
De BENEFICES, je ne vous parle pas de chiffres d'affaires, mais de BENEFICES.
Alors si, prendre aux riches pour donner aux pauvres, je peux le dire, et je le dis."

Nouveaux hochements de têtes, mais je suis loin de faire l'unanimité, et les regards chargés de haine, ou de mépris de la majorité de l'assemblée me font tourner le dos, et stopper net la conversation.

Voilà qui illustre parfaitement, à mes yeux, ce que je déplore à longueur de billets.
La propagande à fait son oeuvre, et, pire que Sarkozy, pire que l'UMP, c'est désormais la majeure partie de la population qui défend le droit des possédants à posséder toujours plus, à partager toujours moins.

Le culte de l'individualisme porté à son paroxysme. Erigé en modèle de société. Quels qu'en soient les coûts, sociaux et donc humains.

Ce qui me pousse en ce moment à penser qu'il n'y aura aucun sursaut, aucun réveil, tant que le peu de choses que possèdent ces candidats à la richesse ne sera pas menacé. Si tant est qu'il y ait une réaction, ou qu'elle soit encore possible, même tardive.

Et aurais-je vraiment envie de soutenir "ces gens-là" dans leur lutte?
Une fois leurs petits pavillons mis en péril,  leurs gros 4X4 revendus, leurs abonnements au squash ou au golf rendus, ceux-ci vont se rendre compte que "oui, ah ben, oui, IL FAUT PARTAGER".

Très peu pour moi. J'en ai la nausée à l'avance.
Et mon découragement de s'accroître, pour le coup, à l'instar des inégalités.



Découvrez Assoiffes!


14 Juillet

Par Infocrate :: 14/07/2007 à 22:29 :: 9. Billets d'humeur
   

Pour mémoire, et motivé par le passage de la chanson "Le petit bonhomme en mousse" à l'occasion de la fête du 14 Juillet (et dont, Ô, bonheur incommensurable, je peux profiter toutes fenêtres ouvertes) dans ce petit village paumé que j'habite actuellement, notre fête nationale c'est ça:

Commémoration de la prise de la Bastille et de la fête de la Fédération.

Non, parce que bon, Patrick Sebastien en révolutionnaire...

A l'invitation des sarkozystes à quitter la France si on ne l'aime pas, je répondrais donc, "Avant de l'aimer il faudrait la connaître, y compris d'un point de vue historique."

C'est juste une fête?

Oui. Mais c'est pas moi qui ai commencé avec la France....




Découvrez Beirut!


Confirmation

Par Infocrate :: 14/07/2007 à 20:25 :: 9. Billets d'humeur


Comme nous étions plusieurs à le craindre, la tendance despotique de N. Sarkozy et ses proches, à museler l'information s'accentue.

Toujours plus.
Il y a désormais l'information officielle et l'information officieuse.

La première jouit des moyens que l'on connaît: TF1, chaîne de Droite, tenue par le groupe Bouygues; France 2, chaîne d'Etat, et par définition, inféodée au pouvoir en place. La presse, également à la solde de notre nouveau (dictateur) président.
Nous n'allons pas parcourir à nouveau les arcanes des connivences Pouvoir-Médias, une petite recherche sur Google vous en dira bien assez sur la complicité des patrons de certains grands groupes, actionnaires majoritaires des groupes de presse, et le gouvernement qui est en place dans ce pays, désormais.

La seconde, l'information officieuse, est un réseau désorganisé (en apparence, seulement?), constitué par les divers sites que vous pourrez visiter sur le net. Mais bon, si vous êtes arrivés ici, inutile d'en parler également.

Pourquoi ce billet dans ce cas?

Pour aller au-delà de la colère qui m'étreint concernant le silence sur l'affaire Lamine Dieng.
Pour aller au-delà de la colère qui m'étreint concernant le silence autour de l'expulsion potentielle de Dhiego et sa famille, dans notre belle ville de Nîmes.
Pour aller au-delà de la colère qui m'étreint à chaque fois que j'allume la télévision, que mon grand-père appelait déjà "La menteuse", et que j'entends se répandre la propagande, à peine voilée désormais, de l'idéologie néo-libéraliste.

Lorsque je rédige mes billets, il arrive que mon fils de 12 ans soit dans les parages.
Il arrive donc qu'il lise par dessus mon épaule. Il arrive qu'il voit les vidéos que je consulte.

Il a fallu que je le protège quant à ce qu'il réalisait, du haut de ses 12 années, lorsqu'il entendait la soeur de Lamine s'exprimer.
Il a fallu que je lui mente pour lui faire croire que "Oui, mais tu sais, cela reste un cas à part"...
Heureusement, mon fils ne lit pas encore les rapports d'Amnesty international.
Ceux-là même dans lesquels on apprend, depuis 2005, qu'il arrive de perdre la trace de certains de nos congénères (basanés) à l'entrée (ou au sortir?) de certains commissariats...

Alors, quoi, les médias nous protègent aussi?
Attendez, deux secondes, ils ne sont pas là pour m'informer?
Ils seraient là pour me protéger, à l'instar de tous les pères comme moi, qui mentent à leurs gosses, pour ne pas les effrayer?

Il s'agit bien de protéger, je suis d'accord.
Mais ce ne sont pas nous qu'ils protègent. Ceux-ci visent plutôt à préserver la paix sociale.
Parce qu'a bien y réfléchir, si de telles affaires sortaient, nul doute que cette dernière serait légitimement menacée.

D'où une seconde question:

N'est-ce pas là une des caractéristiques des régimes dictatoriaux?
Masquer les faits, protéger les coupables afin de maintenir un équilibre fragile dû à une politique ultra- répressive, voire meurtrière?

Quoi qu'il en soit, outre la colère que ces mensonges par omission peuvent provoquer chez moi, et j'espère, chez vous; Outre le questionnement que cela soulève quant au caractère démocratique du régime qui est en place en France; il n'en reste pas moins qu'il faut agir.

Parcequ'une famille ne connaît toujours pas la vérité sur le décès de l'un des siens.
Parcequ'une autre famille, parfaitement intégrée, est toujours menacée de dislocation, par la politique de renvoi systématique des étrangers, dénuée du moindre discernement, mise en place par notre ex-ministre de l'intérieur.

Relayons l'info, organisons nous.
En face, ils le sont. Et ce, depuis fort longtemps.

Réveillons-nous!





Contenir la rage? Combien de temps encore?

Par Infocrate :: 12/07/2007 à 9:19 :: 9. Billets d'humeur

Parfois parler devient difficile, hurler conviendrait mieux.

1ère actu, nationale:

Allez donc voir cet article sur le site de la Télélibre.fr, concernant l'affaire Lamine Dieng, que j'évoquais dans mon (court) billet précédent.

2nde actu, locale, ici, à ma porte, dans ma belle région.
Encore que ce genre "d'affaires" se répandent partout en France, ces derniers temps:

Expulsion de Dhiego, en France depuis 2005, qui vient d'obtenir son baccalauréat avec mention, et qui est admis en classe préparatoire.
Quid de "l'immigration choisie", enc... de menteur!

Sachez aussi que les lettres de délation visant les sans-papiers se multiplient, que de "bons citoyens" remplissent leur devoir, ce sont les propres termes des auteurs des lettres de délation en question...

Sachez que les "convocations-pièges" aux préfectures se multiplient également.

Doit-on leur rappeler à ces bons citoyens et aux préfets concernés que le que le régime de Vichy n'est plus?
Qu'arrive-t-il à ce pays?
Rien qui ne réveille les médias officiels quoi qu'il en soit....

Pour emplir le vide laissé par le silence des médias sur ces VRAIES infos, j'écoute ça:



Découvrez Keny Arkana!


Sans doute certains de mes lecteurs s'avèreront-ils allergiques au rap.
Je leur conseille toutefois d'essayer de passer outre et d'écouter ce que Keny Arkana clame à longueur de morceaux.
Ca nous change du rap de Droite de MCM, "YO, j'ai une grosse bagnole, YO et des gros bijoux, plein de jolis culs et du fric plein les fouilles, mais YO, j'suis un gros rebelle quand même, t'as vu".

Pour ceux qui seraient vraiment rétifs à ce style de musique, essayez de dépasser ça, une bonne fois pour toutes, et jetez un oeil à la vidéo qui suit:



Combien de temps encore?



Et pendant ce temps...

Par Infocrate :: 06/07/2007 à 10:19 :: 9. Billets d'humeur

Volem foutre le feu al Pais!

Par Infocrate :: 30/06/2007 à 2:55 :: 9. Billets d'humeur

Les campagnes électorales qui viennent d’avoir lieu ont eu leurs lots de « mots clés », de slogans, de formules savamment étudiées par les diverses équipes de « comm’ » des candidats de chaque camp.

Deux mots sont revenus fréquemment dans la bouche des chantres du néo-libéralisme, principalement d’ailleurs lorsque ces derniers étaient à court d’arguments, face à leurs opposants :
« Idéologie » et son traditionnel suivant, « Pensée Unique ».

Deux mots, donc, servant à reprocher aux « gens de Gauche » de ne se battre que sur le terrain de la doctrine, des idées, de tenter d’imposer cette fameuse « unicité de la pensée», expression d’une pensée figée, dogmatique.

D’où deux autres mots, usés eux aussi jusqu’à la corde, parce que rabâchés jusqu'à plus soif :
« Modernisation » et « Rupture ».
Qui, eux aussi, sont utilisées afin de répandre une idéologie. Néolibérale celle-ci.

Et quoi ?
Quoi d’autre que l’idéologie en Politique ?
La Gauche est en panne de ce côté-là justement.

Ce qui est amusant, c’est une fois de plus, que le camp néolibérale cherche à avancer masqué, déniant toute origine idéologique à ces actions, alors que c’est l’essence même de la révolution qui a lieu en ce moment, de manière insidieuse.
Une « rupture tranquille », mais profonde (Et du coup, douloureuse...)

Quoi d’autre que l’idéologie en Politique ?  Disais-je.
Ben… les décisions qui en découlent.

A chaque idée son application.
« Les plus démunis » deviennent, dans le vocabulaire « propagandesque », des « assistés ». Et dans les faits, on démonte, de manière insidieuse, les acquis sociaux.
Salauds de pauvres, profitez des travailleurs en vivant grassement avec quelques centaines d’euros par mois ! Heureusement, une à une, les branches de la Sécurité Sociale sont retaillées. Merci Nicolas le Jardinier ! (J’aime pas quand il me regarde comme ça avec son sécateur, ça fait peur…)

« Les problèmes de l’Enseignement Supérieur » deviennent, quant à eux, une nécessité de « moderniser le mode de fonctionnement, et notamment le financement » des universités.
En clair, il s’agit de rentabiliser une partie du « mammouth », que voulait dégraisser Claude Allègre, qui d’ailleurs est réapparu récemment….

Je vous fais grâce d’une énumération détaillée des mesures qui suivent, et me contente de les citer :
Mise en place du bouclier fiscal, modification du Droit de succession, hausse de la TVA (qui en matière de qualificatifs honteusement mensonger a été un summum : TVA « Sociale », TVA « anti-délocalisations »), privatisations et ventes de capitaux de divers secteurs ou entreprises publiques, ouvertures de marchés jusque là réservés à l’Etat, au nom du sacro-saint principe de « concurrence libre et non-faussée » !

Au sujet de l’ouverture des marchés, tiens, pendant que j’y suis…
Il y a des discours qui valent leur pesant de non-sens.
On nous explique que cette fameuse « concurrence libre et non-faussée » va profiter aux consommateurs, parce qu’elle impliquera, nécessairement, voire mécaniquement, une baisse des prix.
 

… ???

 
Que penser de la plainte de Direct Energie dans ce cas? Pour ma part, j’y vois rigoureusement l’inverse de ce qui nous est expliqué. Ce sujet mériterait d’ailleurs un billet à lui tout seul.

Que la Droite Extrême qui est au pouvoir depuis peu veuille bien le reconnaître, ou pas, ne change rien :
Ces orientations constituent la déclinaison, l’application d’une idéologie néolibérale prônée par diverses instances clairement identifiées : Banque Mondiale, FMI, OCDE, OMC.

Et c’est sans doute pour cela que cette Droite, soi-disant décomplexée, refuse de se battre sur le terrain des idées. Leurs origines ne sont que trop évidentes.

Ce qui nous amène au terme de « Pensée Unique », si souvent foutu dans la gueule du premier « gaucho » venu, qu’il soit utilisé dans les meetings UMP, débats télévisés ou autres forums politiques et blogs sur le Net.

Celle qui finit de se mettre en place en ce moment même est pourtant loin d’être de Gauche !:
Suppression d’ « Arrêts sur image » ; de la « Bande à Bonnaud », (Pétition à signer là!)

-MISE A JOUR- 10/07/2007
Interview de F. Bonnaud dans "Le Monde", qui, il faut le souligner ne donne pas dans le politiquement correct pour une fois. Le journal restrancrit fidèlement les propos plus qu'explicites de F. Bonnaud.

A lire absolument!

Baillons et coups de karcher divers, précédés d’autres exemples, allant dans le même sens : « Libération » et son changement de patron, sa « fuite de journalistes », menaces sur l’émission de Daniel Mermet, suppression de l’émission « 90 minutes ».
Etc, etc… ajoutées aux accointances du clan Sarko avec les patrons des grands groupes de presse, d’audiovisuelle...

La « Pensée Unique », pour le moment, est belle et bien de Droite. Et les moyens qu’il faut sont mis en œuvre pour qu’elle continue de se répandre, de s’imposer.

Alors oui, Idéologie, plus que jamais.
Et cela risque d’être violent au final.

Parce qu’un système, comme celui qui se met en place actuellement, va continuer de creuser les inégalités existantes. Son moteur, sa nature même sont justement de profiter de ces dernières.
Dans le but de créer une compétition toujours plus grande entre les salariés, notamment.
Afin qu’ils finissent par trouver normale la vie de merde qu’on veut leur imposer dans le futur.

En leur promettant que « Si, si, cette fois, promis, craché, juré… On partagera les fruits de la croissance ».

Et si on partageait d’ores et déjà les résultats colossaux que l’ensemble des grands groupes réalisent actuellement ? Et si l’on cessait, tout de suite, là maintenant, de sacrifier ces sommes titanesques à l’intérêt particulier de quelques patrons et autres actionnaires ?
Et qu’on s’occupe réellement de l’état de la planète sur laquelle nous vivons, par la même occasion ?

Refuser d’admettre qu’il y a là une lutte purement idéologique, justement, c’est empêcher tout débat d’avoir lieu.
Alors, oui, « ils » vont finir par foutre le feu au pays…
Mais la prochaine révolution ne sera peut-être pas de Droite!




Découvrez Coluche!

Rien à fout' le Dimanche?

Par Infocrate :: 24/06/2007 à 21:17 :: 9. Billets d'humeur

La hausse sensible de visites d'aujourd'hui (ne nous emballons pas, toutefois: On est à une vingtaine de visiteurs au moment ou je rédige ce billet, pas plus. Je vous laisse imaginer le désert habituel...) m'oblige à sortir du bois.
Pour être totalement franc, je n'avais pas l'intention d'écrire ce soir. Mais bon, je dois avouer cependant que cette augmentation m'interpelle quelque peu.

Je vais tenter de faire court, et donc, d'aller à l'essentiel. Quelles peuvent-être les raisons de votre "atterrissage" ici, un Dimanche?
Vous avez pas d'amis?
Pas de maison?
Ah, si, une maison, nécessairement, faut une connexion pour venir me voir...
Ou alors mes visiteurs ne sont exclusivement que des clients de cyber-café. Mais bon, c'est pas super plausible.

Bon, je m'égare. Une chose est sûre, mes visiteurs ne sont pas super-bavards. Pas un commentaire. Pas un coup de gueule. Pas un compliment. Pas une insulte.

Récapitulons:

Point 1: Vous êtes sans amis, à vous faire ch... le Dimanche, au point de tomber sur ce blog par hasard, au fil de vos errances molles sur le web.

Point 2: Vous êtes de grosses feignasses du clavier! Même "Bonjour", ça serait bien!

Point 3: Vu comme ça, mon "lectorat" paraît composé de gens qui me ressemblent beaucoup.

Point 4: En même temps, c'est un peu con de s'adresser aux lecteurs déjà passés.

Point 5: Arrêter de parler dans le vide et s'adresser aux futurs visiteurs...:

" Bonjour à toi, donc, nouveau venu ici.
Si, au contraire de tes prédecesseurs, tu pouvais laisser une petite empreinte sur ce blog, ce serait gentil.
Et ça permettrait au propriétaire du blog en question de répondre à cette question terrible, qui risque de le hanter toute la nuit: "Mais qu'est-ce qui viennent fout' le Dimanche ici?"...
Si de surcroît tu veux laisser un commentaire quant aux propos qui sont tenus dans ces billets, c'est avec plaisir que j'y répondrais.
Je n'irais pas jusqu'a dire "Bisous", mais le coeur y est. "

(Tin', si avec ça, j'ai pas une réaction...)













Amnésie, Pipeau ou escroquerie?

Par Infocrate :: 19/06/2007 à 19:49 :: 9. Billets d'humeur


Il se dit un peu partout que le sujet de la "TVA sociale" (?), ou "TVA anti-délocalisation" (??), aurait pesé lourd sur les résultats du 2nd tour des élections législatives.

Il se dit également qu'un projet du même acabit avait une bonne place dans les dossiers du PS, si sa candidate avait emporté la victoire aux élections présidentielles...

Il en reste néanmoins que le sujet en question -une hausse de la TVA, qu'elle soit qualifiée de "sociale" ou qu'elle nous soit "vendue" comme une solution aux déséquilibres de la mondialisation- constitue le summum de la malhonnêté intellectuelle, sur le plan du raisonnement économique.

Qu'elle soit une idée de Droite ou de Gauche (si tant est que le PS soit encore un parti de Gauche...)

Comble du ridicule, ce sont les experts du Ministère de l'Economie et des Finances qui, en 2004, lorsque N. Sarkozy en était "le patron",  avaient démontré ses effets néfastes sur le pouvoir d'achat, et donc, sur la SACRO-SAINTE CROISSANCE.
Il se trouve simplement (mais c'est sans doute un détail!) que cette dernière se trouve être la clé de voûte de la politique économique du gouvernement actuel...

Le non-sens absolu est atteint à la lecture de ce papier du JDD du 17/06/07 (cité ici sur le site du Nouvel Observateur), dans lequel on apprend que N. Sarkozy, lui-même, à l'époque avait "reculé" sur ce dossier.

Pourquoi?

C'est là que c'est drôle!
A l'inverse des explications obscures, contradictoires, bref, "plus que fumeuses", qui nous sont bafouillées en ce moment par les divers IDEOLOGUES NEO-LIBERAUX du gouvernement, le rapport des économistes de l'époque, lui, était très clair:

Une telle mesure s'accompagnerait inévitablement d'une hausse des prix, et non des moindres!

Il est amusant de noter, comme on peut le lire dans l'article du JDD,que notre Président pensait alors qu'une hausse de la TVA "(...) serait "problématique pour la compétitivité française, compte tenu de l'inflation engendrée."

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Lui!

Le fainéant incurable que je suis ne peut que se réjouir de cette aide inespérée:
Les experts du Ministère de l'Economie et des Finances en fonction en 2004, et ... et l'actuel Président de la République, à la tête du ministère en question, à cette période!

Et puis pour céder définitivement à mon penchant maladif pour l'oisiveté, et vous épargner un long développement ennuyeux, je vous conseille d'aller lire le billet suivant.

Vous comprendrez aisément pourquoi cette mesure est une arnaque.

Soutenir que la baisse du coût de revient engendrera une baisse des prix est évidemment une escroquerie. Purement et simplement.

Sur la forme, en premier lieu:
A moins que N. Sarkozy et ses ministres ne viennent d'être subitement frappés d'amnésie et ne se souviennent plus des positions défendues en 2004 , il s'agit évidemment d'un énième mensonge...

Mais sur le fond également, ne serait-ce que par la nature même du système dans lequel cette mesure est censée s'inscrire.




Découvrez Jeanne Moreau!


"La journaliste..."

Par Infocrate :: 12/06/2007 à 0:54 :: 9. Billets d'humeur


J'avais décidé de me taire.
Et ce malgré ma colère, quant à la pitoyable histoire d'amour vécue par 53% d'électeurs français, depuis le 06 Mai 2007.
Idylle que j'évoquais, entre deux nausées, dans mon dernier billet, ici.

Blessé -et à de moultes reprises, de surcroît- au cours de combats sanguinaires livrés contre de véritables meutes de moulins à vent déchaînés ;
Lassé de pisser, par ailleurs,  dans tous les violons qui passaient, j'avais décidé, disais-je donc , de fermer ma grande g...

Ce qui me permettait, également, de jouir du spectacle des mines déconfites de certains sympathisants UMP, au fur et à mesure que se précisait la politique subtile qu'allait mettre en place le champion qu'ils avaient choisi.

On a les plaisirs qu'on peut, dans ce monde de m...

Le summum de mon extase reste pour l'instant les déclarations confuses de divers membres du gouvernement, quant à une éventuelle hausse de la TVA, permettant de pallier aux dépenses dantesques engendrées par le programme sarkonomique.
Il faut absolument que je trouve des explications sur le concept fumant -et surtout sur sa mise en oeuvre pratique- de "TVA Sociale" (évoqué par Eric Woerth, Ministre du Budget et des Comptes Publiques, à la fin de cet article du Nouvel Obs, du 11/06/07).

Mais le meilleur restait à venir, en terme de plaisir.

Je tombais hier soir, au cours de mes errances internetesques, sur une page de l'excellentissime site de  John Paul Lepers, LaTéléLibre.fr.

Les mots me manquent pour vous décrire le mélange d'incrédulité, de fous rires vainement réprimés, de "Nan, c'est pas possible...", et finalement d'affliction, évidemment, qui m'a assailli après avoir regardé les divers documents de la page en question.

Mais bon, l'ambiance retombe, le mieux est sans doute de faire, comme on dit dans le jargon, "la preuve par l'image":





Honnêtement, c'est tellement énorme que j'ai d'abord cru à un canular...

Se rendre au Fouquet's lors de la soirée de son électionafficher ouvertement ses accointances avec les milieux de la finance ne devait pas suffire.
Il va finir par nous vomir sur les pompes. Par mépris? Oui.

Et par excès, de vodka également, semble-t-il:

Démarche mal assurée, diction modifiée -voire quelque peu laborieuse-, un petit air rigolard et gêné à la fois...
Indices flagrants. Additionnés à son manque d'assurance, traduit entres autres par les espèces de mots qu'il bredouille à l'instant précis où il semble réaliser avoir besoin d'une oreillette, pour la traduction des questions des journalistes! Un grand moment de solitude!

Si mes compétences sont modestes dans bien des domaines, j'ai, je le confesse volontiers, un goût certain pour les plaisirs que peuvent me procurer quelques verres partagées avec de bons amis.
Et je suis catégorique: Nicolas est fin beurré-torché pour sa première conférence de presse au G8!!!!!!

Et s'il en fallait une, la vidéo qui suit en est une preuve supplémentaire:





Le petit renvoi mal maîtrisé (à 01:53)  est un monument!
La distinction "Droits de l'Homme / Droits des homos" aussi.  Je passe sur le reste...
La vodka devait taper dur.

Mais tentons, contrairement à notre Président, qui n'y parvient que péniblement ici, de reprendre nos esprits:

Passés les premiers instants de franche rigolade, passé l'incrédulité engendrée par une telle manière de se comporter, il me vient quelques réflexions, que je vous livre pêle-mêle:

1. Pouvez-vous, et ce même hors de toute considération politico-économique, être serein quant à l'avenir, quand ce type se permet d'aller représenter la France au sommet du G8, défoncé comme un terrain de manoeuvres (j'adore les expressions militaires...)?

2. S'il ne s'agit pas d'une énième expression de son profond mépris pour le peuple français, alors c'est une énorme connerie.

3. S'il s'agit d'une énorme connerie, celui qui adopte un tel comportement est un énorme con!

4. Doublé d'un irresponsable profond (et aviné, pour le coup).

5. Couplées à une profonde foi en les bienfaits d'une politique néo-libérale, ces tares vont vite se transformer en gestion totalement catastrophique des affaires du pays...

6. Pour détendre l'atmosphère, un peu quand même, j'espère que la procédure de recours à l'arme atomique comprend une section "Le Président est beurré, ordre à ne pas prendre en compte" (inspirée de celles appliquées par la Russie d'Eltsine, par exemple...)

Une dernière chose, celle qui m'a sans doute fait définitivement mourir de honte:
"La journaliste..." qu'il évoque dans la seconde vidéo était Anna Politkovskaïa, journaliste d'opposition, assassinée vraisemblablement parceque trop gênante pour le compagnon de beuverie de notre Président de la République.

Avec un petit verre, tout passe mieux, on le sait bien...

Allez, vive la France, et à la vôtre!





Découvrez Svinkels!


Les urnes ont parlé!

Par Infocrate :: 16/05/2007 à 1:06 :: 9. Billets d'humeur


Et du coup, je suis resté sans voix.
Et j'ai d'ailleurs toujours autant de mal à trouver mes mots, dix jours après.

N. Sarkozy prend ses fonctions,de manière effective, aujourd'hui.

Les raisons pour lesquelles je le déplore profondément (oui, là, c'est un euphémisme...Nous sommes d'accord) s'étalent au fil des pages de ce blog.
Je n'ai plus le courage d'y revenir, merci d'y flaner et de revenir ici, si toutefois vous souhaitez rester en ma compagnie, après cette lecture.

Ce dont je doute si vous faîtes partie des 53% de:

Lobotomisés
Hypnotisés
Riches
Vieux
Haineux
Patrons
Racistes
Nationalistes
Fascistes
Ex-Lepénistes

(Rayez la mention inutile. Plusieurs choix sont admis)

qui ont voté pour N. Sarkozy.

Je croise quelques charmants spécimens des catégories sus-mentionnées, ces derniers temps.
Ces électeurs là ne croient toujours pas ce que Nous "racontons", Nous, les méchants-pas beaux de l'Extrême Gauche.

Oui, soyons clairs:
Dorénavant toute idée contestatrice, formulée à voix haute et en présence de sarkozystes, sera considérée  comme émanant fatalement de l'esprit maladivement révolutionnaire d'un dangereux gauchiste.
Qu'il faut faire taire.

Une fois de plus, j'ai tenté de me remettre en question.

Peut-être les preuves qu'il me semblaient avoir accumulées, au cours de mes errances internetesques, n'étaient-elles pas si alarmantes...
Peut-être les échos que j'en percevais dans les quelques engagements militants que je tente d'honorer étaient-ils fantasmés, induits par ces lectures malsaines,justement...
Peut-être ai-je effectivement basculé du côté obscur de la Force, et suis-je devenu (Oh, Mon Dieu, Saint-Nicolas, priez pour moi) un dangereux agitateur, dénué de tout sens critique face à la propagande éhontée de tous ces "gens de gauche" qui m'entourent...

Et dans le doute, j'ai donc moi-même parcouru à nouveau les pages de ce blog.
Non pas sous le coup d'une crise de narcissisme aigüe, mais pour tenter de relativiser.

Le résultat escompté n'a pas été atteint.
Pire, cette relecture rapide m'a de nouveau amené à d'autres articles.
D'autres témoignages.
D'autres analyses.
D'autres réflexions.
D'autres craintes.

Et je suis définitivement convaincu que les idées de N. Sarkozy, ses prises de position et ses actes passées  représentent un danger pour notre Démocratie.

En attendant Elle vient de s'exprimer: 53% des votants sont d'accord avec cet homme-là. 
Et ont décidé d'épouser ces idées pour cinq ans.

Une bonne partie est d'ores et déjà cocue, puisque notre Président affiche à présent sans vergogne l'orientation qu'il souhaite donner à ses amours:
Fric, Patronnat, et Tutti Quanti... (on se réfèrera ici aux épisodes du Fouquet's et des vacances sur le yacht de son ami Bolloré,  déjà très largement commentés).

Le cocu est toujours le dernier au courant?

Hummmm...

Je crains que ce ne soit pire, je crois que la France frétille du croupion devant ce quinquagénaire séduisant, "à qui tout réussit".
Je crois que "c'est ça qui l'excite"...

Hé bien, là, elle peut être heureuse cette vieille garce.
Parceque pour l'avoir dans le cul, elle va l'avoir profond...




Découvrez Nirvana!

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